Le printemps et les dangers pour nos 4 pattes

Le printemps est une saison que l’on apprécie pour le retour des barbecues, l’envie de ressortir pour faire de bonnes balades en forêt ou dans nos jolies campagnes, passer des soirées en terrasse lorsque le soleil se montre généreux. Mais le printemps est également le moment de penser à quelques bons gestes pour garantir un bien-être optimal à nos animaux de compagnie.

Le retour du printemps signe le retour des allergies. Nous y pensons pour nos enfants mais moins fréquemment pour nos animaux de compagnie. Pourtant, 50 % de la population de nos chats souffrent eux aussi de ces problématiques : éternuements, larmoiements, rougeurs, grattages intempestifs. Les allergènes sont largement diversifiés (allergènes de l’air comme les graminées ou les squames humaines mais aussi allergènes provenant de l’alimentation comme le bœuf ou les produits laitiers) mais une simple prise de sang pourra aider à déterminer la sensibilité spécifique de votre chien ou chat. Une fois cette étape réalisée, le vétérinaire pourra alors vous proposer les meilleures solutions (désensibilisation ou régime d’éviction).

Le printemps signe également le retour en force des parasites bien connus comme les puces ou les tiques. Bien qu’actifs tout au long de l’année, ces petites bestioles qui se nourrissent du sang de votre animal deviennent plus actives lorsque les températures remontent. Il est donc indispensable de prémunir votre fidèle ami contre l’action de ces parasites mais, attention, pas n’importe comment. L’avis du vétérinaire sera primordial dans le choix du bon antiparasitaire car bon nombre de ceux qui sont utilisés sur le marché perdent en efficacité au fil du temps à la suite de l’accroissement de la résistance. Prendre conseil auprès d’un professionnel de la santé s’avère donc incontournable pour mettre en place un plan efficace de protection contre les puces et les tiques.

La perspective des sorties à venir et des séjours plus réguliers dans le jardin sera également l’occasion de penser à une vermifugation nécessaire pour protéger l’infestation par les vers intestinaux.

Enfin, à l’aube de l’été, votre votre chat voit son pelage d’hiver disparaître au profit d’un pelage moins dense pour l’été. Un brossage régulier permettra d’enlever une bonne partie des poils morts en surface pour en éviter l’ingestion au moment du toilettage quotidien par votre animal. C’est également le bon moment de repasser faire une petite séance de remise au propre chez le toiletteur… Une bonne coupe et votre ami à quatre pattes sera fin prêt pour cet été.

Voici le rappelle des 9 dangers du printemps qui guettent votre chat:

1 – Les puces et les tiques font leur retour en force
Les puces sont présentes tout au long de l’année, 365 j/365. Mais au printemps, tout comme les tiques, elles ont tendance à proliférer. La lutte, grâce à l’utilisation d’un antiparasitaire externe à utiliser sur les recommandations de votre vétérinaire protégera votre chat des démangeaisons (et risques d’allergie dont peuvent être responsables les piqûres de puces), mais aussi la transmission de maladies de ces deux hôtes vraiment indésirables !

2 – Les chenilles processionnaires : pas seulement à l’étranger !
On parle beaucoup de réchauffement climatique. Cela a notamment pour conséquence de trouver désormais des chenilles processionnaires. Leur poil urticant constitue un véritable danger pour les chats. Elles peuvent par contact provoquer de très graves lésions, notamment sur la langue allant jusqu’à la nécrose.Il est important de repérer les nids et de faire appel à des spécialistes afin de les éliminer. Ou bien, en prenant des précautions, de couper les branches sur lesquelles ils se développent.

3 – Les chats vont faire leur mue
Au printemps, tout comme à l’automne, les chats font leur mue. Le poil tombe alors davantage et il va être nécessaire d’augmenter le rythme des brossages. Cela permet d’éliminer le poil mort (qui va aussi « gagner du terrain » dans la maison !) et impuretés. Chez le chat, cela évite qu’à force de faire sa toilette et de se lécher il n’en ingère pas trop. Ce qui a alors pour conséquence de former des boules de poil (trichobézoards) pouvant occasionner des vomissements, de la constipation ou pire encore une occlusion intestinale : une véritable urgence vétérinaire.

4 – Attention aux risques de chute
Le printemps est le moment où l’on ouvre plus fréquemment fenêtres et balcons. Attention aux risques de chute, tout particulièrement chez le chat. Pensez à sécuriser vos ouvertures. Et prenez garde également aux fenêtres oscillo-battantes dans lesquelles les chats se retrouvent parfois coincés.

5 – Au jardin, gare aux traitements et aux outils
Quel plaisir de se remettre à jardiner ! Attention, votre chat peut être attiré par les insecticides, pesticides, engrais, etc. que vous utilisez. Mettez-les hors de sa portée et faites-en sorte que votre animal n’ait pas accès aux endroits où ils sont répandus. Les outils de jardin peuvent être tranchants et/coupants. Remisez-les eux aussi.

6 – Des piscines sécurisées
Les risques de noyade constitue un des dangers du printemps lorsque, si vous en disposez, vous procédez à la réouverture de votre piscine. Son accès devra être protégé. C’est souvent par épuisement, car dans l’impossibilité de sortir du bassin, que le chat s’épuise et que le drame survient alors.

7 – Des plantes particulièrement toxiques 
Elles sont belles toutes ces plantes du jardin ou bien même celles de la maison, en pots ou en bouquet. Pourtant de nombreuses sont toxiques, à des degrés différents : hortensia, laurier-rose, lis, philodendron, rhododendron, muguet.

Le problème est que les végétaux ne sont pas tous toxiques de la même manière ! Pour certains ce sont les feuilles, d’autre l’écorce, les fleurs, les baies ou les racines… Les symptômes de l’intoxication sont variés (salivation excessive, vomissements, diarrhée, tremblements…) et peuvent mettre du temps à apparaître. En cas de doute, ne faites pas vomir ni boire votre animal et conduise-le d’urgence chez le vétérinaire. Avec si possible – à condition de l’avoir pris sur le fait – un morceau de la plante en question.

8 – Faites la chasse aux épillets
Les épillets sont un véritable fléau ! Ces graines de graminées sont partout : aussi bien dans les hautes herbes que les jardins, voire les pelouses. Cette herbe sèche s’accroche et « voyage ». Elle peut même s’infiltrer dans des orifices : vulve, anus, oreilles, narines, yeux, voire sous la peau. Ce qui peut nécessiter une intervention vétérinaire.
Au retour de promenade du chat ayant accès à l’extérieur, procédez à une inspection minutieuse de toutes les parties à risque afin de s’assurer de leur absence.

 

9 – Les allergies saisonnières n’épargnent pas les chats
Les chats, tout comme les humains, peuvent être touchés par les mêmes allergies saisonnières. 44 % des propriétaires d’animaux de compagnie ignorent que leurs sont eux aussi susceptibles d’en souffrir.Grattages fréquents, léchage excessif d’une même zone, perte de poils, éruptions cutanées sont autant de signes qui doivent inciter à consulter le vétérinaire.

 

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